Du 17 au 25 octobre 2026, le Ballet de l’Opéra Nice Côte d’Azur présente une soirée en deux temps : la création mondiale de Funkier than a mosquito, de Ioannis Mandafounis et l’entrée au répertoire d’Opus 40, pièce néoclassique de Jean-Christophe Maillot. Deux écritures très différentes mais complémentaires, dansées sur les musiques de Nina Simone et de Meredith Monk.
Pour ouvrir la saison de ballet, Pontus Lidberg, directeur du Ballet de l’Opéra Nice Côte d’Azur, a voulu d’abord réparer une absence : Jean-Christophe Maillot, figure majeure de la région et directeur chorégraphique des Ballets de Monte-Carlo depuis 1993, n’avait encore jamais vu son travail présenté sur la scène de l’Opéra de Nice. En regard de cette entrée au répertoire, il a commandé une création mondiale à Ioannis Mandafounis, en lui laissant carte blanche, avec une seule demande initiale : explorer la présence des pointes dans le langage contemporain des danseurs. « Ces deux pièces sont très différentes. Mais je crois que c’est précisément au cœur de cette différence que quelque chose se joue, et que chacune, par contraste, se danse mieux avec l’autre », explique-t-il.
Funkier than a mosquito, Ioannis Mandafounis — création mondiale
Issu de l’héritage de William Forsythe, Ioannis Mandafounis dirige aujourd’hui la Dresden Frankfurt Dance Company, spécialisée dans l’improvisation chorégraphique. Pour le Ballet de l’Opéra de Nice, il a conçu une pièce où écriture chorégraphique et principes d’improvisation dialoguent sur des chansons de Nina Simone, dont l’énergie a guidé son travail. Les danseurs ont d’abord appris, dans l’esprit d’un workshop, des outils d’improvisation pour écrire leurs propres phrases ; le chorégraphe a ensuite composé avec eux.
La pièce joue souvent d’un « effet miroir » entre ballet classique et danse contemporaine : des variations classiques sont juxtaposées à un autre danseur qui reprend les mêmes éléments dans un vocabulaire contemporain. Un nouveau solo sur pointes, très technique et reprenant des éléments de l’écriture contemporaine, a été conçu pour l’occasion — « ni classicisme, ni décomposition du classicisme », selon le chorégraphe. Une démarche pensée pour un large public de théâtre.
Entre moments d’intimité et séquences collectives explosives, l’œuvre doit laisser l’impression d’une fête : « quelque chose qui vole, quelque chose qui saute, quelque chose de complètement excité […] on doit avoir envie de monter avec eux sur scène », confie Ioannis Mandafounis.
Opus 40, Jean-Christophe Maillot — une ode à la jeunesse
Créée le 22 avril 2000 au Printemps des Arts de Monaco par les Ballets de Monte-Carlo, Opus 40 doit son titre aux quarante ans que le chorégraphe venait de fêter. Sans intrigue — un choix rare chez Maillot, qui affectionne plutôt les ballets narratifs —, cette pièce d’une vingtaine de minutes esquisse, par touches successives, les sensations de l’enfance et les premiers émois amoureux : le toucher, un chant d’oiseau, un premier baiser. Duos et petits groupes se forment et se défont dans une atmosphère de légèreté, jusqu’à des duos plus mûrs, comme un accomplissement. Sans décor, portée par les compositions vocales expérimentales de l’Américaine Meredith Monk, la pièce se joue dans des costumes colorés qui concentrent le regard sur le geste.
Opus 40
Chorégraphie : Jean-Christophe Maillot
Compositeur et interprète : Meredith Monk
Concepteur des costumes : Jean-Christophe Maillot
Concepteur de la lumière : Dominique Drillot
Remonté par Bernice Coppieters et George Oliveira
Funkier than a mosquito
Chorégraphie, lumières & costumes : Ioannis Mandafounis
Assistante du chorégraphe : Smaralia Karakosta
Opéra de Nice Côte d’Azur
17 au 25 octobre 2026






Laisser un commentaire
Rejoindre la discussion?N’hésitez pas à contribuer !