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Le Poetry Day 2026 met à l’honneur Mahmoud Darwich

Paris
Mahmoud Darwich oeuvre de Ernest Pignon-Ernest
Mahmoud Darwich oeuvre de Ernest Pignon-Ernest

Mahmoud Darwich oeuvre de Ernest Pignon-Ernest

Du 25 au 27 septembre 2026, la poésie universelle de Mahmoud Darwich (1941-2008) sera célébrée à l’occasion de l’édition 2026 du Poetry Day. Organisé conjointement par l’Institut du monde arabe (IMA) et le Centre Pompidou — dans le cadre de la Saison Méditerranée —, cet événement associe une trentaine de structures culturelles partenaires en France et à l’étranger.

Initié en 2020 pour réinventer la célébration de la poésie à travers des figures majeures — après John Giorno, Charles Baudelaire, Patti Smith ou Jonas Mekas —, le Poetry Day met cette année à l’honneur l’immense poète palestinien. La trajectoire de Mahmoud Darwich, marqué par l’exil, l’arrachement et la dispersion après 1948, résonne comme le socle d’une identité collective en mouvement. « Sa poésie participe à la construction d’un récit national palestinien, où l’écriture devient un acte de résistance face à l’effacement », soulignent les organisateurs.

Mahmoud Darwich (né le 13 mars 1941 à Al-Birwa et mort le 9 août 2008 à Houston), poète de l’exil, fait écho à celle des Palestiniens déracinés après 1948. Son œuvre témoigne d’une expérience collective marquée par l’arrachement, la dispersion et la reconstruction de soi hors de la terre natale. À travers ses poèmes, l’histoire personnelle rejoint la mémoire des réfugiés et des générations ayant grandi dans le souvenir d’un pays absent.

Darwich fait de l’exil un espace d’écriture où se croisent nostalgie et résistance, passé et avenir, faisant de la migration le socle d’une
identité collective en mouvement.

Sa poésie participe aussi à la construction d’un récit national palestinien, où l’écriture devient un acte de résistance face à l’effacement. En évoquant paysages, gestes et symboles du quotidien, il recrée une mémoire partagée et un imaginaire ouvert, en résonance avec d’autres luttes pour la dignité. Pensée à l’échelle méditerranéenne, son œuvre déploie le caractère universel de l’exil et la pluralité des identités façonnées par les circulations, les migrations et le dialogue entre cultures.

L’événement se déploie selon deux axes complémentaires : un week-end riche en concerts, lectures, conférences et rencontres littéraires à l’Institut du monde arabe à Paris, et une programmation éclatée portée par une trentaine de lieux partenaires à travers le monde. Parmi eux figurent notamment le Festival international de littérature de Montréal, les librairies Diwan au Caire et Calliope à Casablanca, le quotidien libanais L’Orient/Le Jour, le Giorno Poetry System à New York, le Poetik Bazar à Bruxelles, ainsi que le Mucem et le CipM à Marseille.

À Paris, l’IMA accueillera des rendez-vous marquants, réunissant des artistes et intellectuels de premier plan tels que Walid Ben Selim, Marcel Khalifé, Simone Bitton et Farouk Mardam-Bey.

En parallèle, le réseau culturel propose des formes artistiques singulières :

  • À Marseille (Mucem / Actoral) : Le festival accueille notamment des lectures de Haidar Al-Ghazali et Asmaa Azaizeh, une installation sonore de Louisa Babari, ainsi qu’une conférence-performance de Rachid Koraïchi.

  • À Lille (Gare Saint-Sauveur) : Le programme « Gare Méditerranée » mettra à l’honneur Walid Ben Selim en concert, suivi d’une création de la compagnie ZONE -poème-, Métaphore Palestine, traversée de deux heures mêlant théâtre, danse, musique et vidéo.

  • À Bordeaux (Théâtre National) : Le guitariste Rodolphe Burger présentera une création originale croisant le Cantique des Cantiques biblique et les textes du poète palestinien soufflés par son traducteur Elias Sanbar.

  • À l’international : De Tanger (Exposition Ernest Pignon-Ernest à la Librairie des Colonnes) à Turin (transformation de la librairie Paint it Black en « Camp de Poésie » par Lilou Vidal), en passant par Montréal et Genève, l’œuvre de Darwich ins insuffle un souffle d’universalité et de résistance pacifique.

1 septembre 2026/par D'après dossier de presse et site de la structure
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