Cette édition anniversaire met en lumière une évolution majeure : les artistes en situation de handicap s’affranchissent des tutelles pour devenir les initiateurs de leurs propres démarches artistiques. Qu’il s’agisse de théâtre, de danse, de musique, de cirque ou de cinéma, leurs créations s’imposent désormais par leur quantité, leur exigence et leur qualité au sein des grandes institutions culturelles.
Le festival bénéficie du soutien fidèle de partenaires institutionnels et privés majeurs, à l’instar de la Région Île-de-France, du Département du Val-d’Oise, et de son mécène Covéa Finance. Les cofondateurs regrettent toutefois l’absence de soutien de la DRAC pour cette édition 2026, malgré l’affirmation d’une priorité nationale art et handicap, espérant qu’il ne s’agit que d’partie remise.
Une programmation riche et déclinée sur plusieurs territoires
Proposant des dizaines de spectacles et de performances accessibles au plus grand nombre, IMAGO déploie ses manifestations dans de nombreux lieux partenaires en Île-de-France et à Bordeaux Métropole. Parmi les temps forts de cette saison 2026 :
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Le cirque et la danse audacieuse avec des propositions telles que Monsieur Patate de la Compagnie Bancale, interrogeant l’intégrité physique et les extensions artificielles, ou encore le solo chorégraphique Grotesque de Philippe Ménard.
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Le théâtre musical et les bals participatifs, à l’image de Cristal Pop et du concert rock du groupe Cristal Furieux menés par le Théâtre du Cristal, ainsi que le Bal Magnétique de Massimo Fusco.
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Des créations pluridisciplinaires et inclusives, telles que Human to Human (Compagnie Turbulences), Sourdre (porté par Zoé Besmond de Senneville autour de la perte d’audition), ou encore des incursions patrimoniales insolites avec la visite théâtralisée Je vois des statues partout à la Petite Écurie du Château de Versailles.
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Un volet affirmé en Langue des Signes Française (LSF) avec des spectacles phares comme Je(s) interprété par Emmanuelle Laborit et l’International Visual Theatre (IVT), Les Fables de Marie de France, ou les adaptations du Roman de Renart (Goupil et Ysengrin) par la compagnie Le Bruit du silence.
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L’exploration de la santé mentale et des singularités cognitives, à travers des pièces comme Resto Dingo de Sébastien Petiot (autour de la schizophrénie), Zébrures sur les HPI, ou Har(seul)ée de Miora Laiarinandrasana.
Accessibilité et exigence professionnelle
Fidèle à son engagement pour une culture véritablement partagée, le Festival IMAGO accorde une attention rigoureuse à l’accessibilité des publics. De nombreux spectacles disposent de dispositifs adaptés (Langue des Signes Française, audiodescription, surtitrage, gilets vibrants ou boucles magnétiques) signalés par des pictogrammes dédiés et soutenus par des réseaux spécialisés comme Accès Culture et Souffleurs de Sens.
En parallèle des représentations, le festival fait la part belle aux rencontres professionnelles et tables rondes. Ces espaces de débat — organisés notamment en partenariat avec les Pôles Art et Handicap franciliens et des structures universitaires ou culturelles — questionnent la formation supérieure, la professionnalisation des artistes en situation de handicap et l’évolution des pratiques vers un enseignement artistique résolument inclusif.




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