Photographe et danseur, Christophe Al Haber observe la manière dont l’émotion, la mémoire et l’identité sont véhiculées, révélées ou dissimulées à travers le mouvement et l’immobilité. Depuis la position d’une statue sur un piédestal, le corps recouvert d’argile, il offre une performance à la fois introspective et allégorique.
Portant sur son propre corps un regard d’une précision chirurgicale pour sonder l’équilibre et le déséquilibre en isolant chaque tension musculaire, Christophe Al Haber ausculte les sensations de dissociation et de reconnexion. Entre contrôle de soi et abandon, son corps entièrement badigeonné de terre apparaît comme une sculpture mouvante qui se lézarde et se recompose. Les transformations de la matière sont ici le scenario de retrouvailles avec soi-même, sous une peau de reptile qui mue et se craquelle au rythme des gestes. Artiste pluridisciplinaire originaire de Beyrouth, le performeur livre ici un précipité de son esthétique, façonnée par ses expériences de vie, mais aussi par une utilisation singulière de son approche de photographe au cœur même de l’acte performatif : une certaine façon de retenir le temps, d’habiter l’espace et d’incarner divers états d’être. A rebours d’un discours sur la quête d’identité, la pièce se traverse comme une expérience sensorielle, qui laisse percevoir les échos d’une ville, Beyrouth, dans cette tentative physique de rassemblement en pleine fragmentation.
Fragmentation
Chorégraphie et performance : Christophe Al Haber
Composition musicale : Andy Khouloussy
Photos : Stefano SchedaCoproduction : Beirut Physical Lab
12 et 13 juyin 2026
Centre Wallonie-Bruxelles Paris
127-129, rue Saint-Martin, 75004 Paris
dans le cadre du festival JUNE EVENTS




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