Que peut signifier « appartenir » lorsque rien n’a été transmis de ses origines ? Partant de son histoire personnelle marquée par la méconnaissance de sa filiation, le performeur libanais Samer Zaher incarne la traversée d’une mémoire purement corporelle. Un solo fulgurant et magnétique.
Collaborant avec des artistes et collectifs de divers horizons, entre danse et théâtre physique, Samer Zaher fait partie des figures émergentes de la scène performative beyrouthine remarquées à l’échelle internationale, notamment par son aisance à circuler d’une atmosphère à l’autre, de la ferveur du dabké à l’éclat du voguing en passant par les couleurs du Bollywood. Bien qu’il ne connaisse pas sa filiation, corporellement parlant, il est partout chez lui. C’est de ce paradoxe que surgit ce solo, co-écrit avec Bassam Abou Diab, chorégraphe et interprète libanais de renom affirmant une approche à la fois folklorique et contemporaine de la danse. Quelles sont les ressources propres au mouvement dans le vaste champ de fouille que sont l’inconscient et l’héritage que porte un corps ? En plein cœur de cette recherche qui leur est chère et commune, Samer Zaher invoque ici les énergies collectives qui l’ont construit, des danses traditionnelles à l’esthétique électrique des clubs. Il les insuffle dans chaque mouvement, joue des contrastes, ambivalences ou connivences, sédimentant ainsi sa danse de plus en plus profondément, jusqu’aux échos ancestraux. Car il s’agit d’habiter pleinement son propre corps pour refuser l’oubli.
Ancestral Echoes
Chorégraphie et direction : Bassam Abou Diab et Samer Zaher
Interprète : Samer Zaher
Photos : Anna Pia Mastrosabato11 juin 2026
Atelier de Paris
JUNE EVENTS




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