Richard Brunel, directeur général et artistique, et Cédric Andrieux, directeur du Ballet, ont présenté la saison 2026/2027 de l’Opéra de Lyon, qu’ils placent sous le signe de la joie et de l’intensité, avec, côté lyrique, une oeuvre rare du répertoire, Nuit de Mai de Rimski-Korsakov, et, côté danse, des créations d’Alessandro Sciarroni et de Imre et Marne van Opstal.
Il sera beaucoup question de métamorphose au cours de cette saison, explique Richard Brunel. « Toutes les histoires que nous traverserons racontent des moments où le réel se fissure, où les certitudes vacillent, jusqu’à une complète reconfiguration des identités. Les œuvres mettent en scène des personnages saisis par une force qui dérègle l’ordre établi, qui transforme le monde. » La saison lyrique va s’ouvrir en octobre avec L’Amour des trois oranges de Sergueï Prokofiev, dans la mise en scène de Laurent Pelly avec à la direction musicale, Dmitry Matvienko, dans sa version française. Puis, en décembre, Richard Brunel va reprendre sa mise en scène de La Fille de Madame Angot de Charles Lecocq.
Le festival du mois de mars est amené à se densifier dans les années futures et à « donner de la voix », grâce à des collaborations avec d’autres institutions de la ville : le Théâtre des Célestins, le Théâtre national populaire de Villeurbanne, le Théâtre du Point du Jour, le Théâtre Nouvelle Génération et la Villa Gillet. L’édition 2027 sera « le point de départ de la version amplifiée, avec l’ambition de faire chanter toute la ville », s’enthousiasme Richard Brunel. L’Opéra continuera de proposer deux créations scéniques du répertoire : en 2027, il s’agira de Salomé de Richard Strauss, avec Ambur Braid dans le rôle-titre (mise en scène de Calixto Bieito, direction musicale de Constantin Trinks) et Lucrèce Borgia de Donizetti avec Lidia Fridman dans le rôle-titre (mise en scène de Tatjana Gürbaca et direction musicale en alternance de Jader Bignamini et François Lopez Ferrer). Et, petit à petit, le festival proposera d’autres formes, dont des spectacles musicaux. En 2027, le public pourra voir, au Théâtre national populaire de Villeurbanne, Le Voyage d’hiver de Franz Schubert dans la mise en scène de Deborah Warner, aux Célestins, Chiens de Lorraine de Sagazan, et, dans le camion opéra, Zylan ne chantera plus de Diana Soh.
Dans cet esprit de croiser les publics des théâtres lyonnais, Angélique Clairand, co-directrice du Point du Jour, va reprendre sa mise en scène de Peer Gynt de Grieg, avec Jérémy Lopez, sociétaire de la Comédie-Française dans le rôle-titre, en janvier 2027. Et Odile Grosset-Grange, nouvelle directrice du Théâtre Nouvelle Génération, va mettre en scène Olympe la rebelle d‘Isabelle Aboulker, en mai 2027. En mai prochain, l’Opéra de Lyon va créer l’évènement avec Nuit de Mai, un opéra jamais monté en France de Nikolaï Rimski-Korsakov, dans une mise en scène de Christof Loy (direction musicale de Timur Zangiev).
Côté danse, la saison 2026/2027 pourrait s’intituler « Légende(s), souligne Cédric Andrieux, tant elle convoque des chorégraphes qui ont profondément marqué l’histoire de la danse par leur écriture, leur vocabulaire, leur rapport à la musique : Lucinda Childs, William Forsythe, Mats Ek, Anne Teresa De Keersmaeker. Elle invite aussi des artistes qui, de façon plus récente, continuent de transformer cet art en mouvement, tels David Dawson, Alessandro Sciarroni, Sharon Eyal, Katerina Andreou, Imre et Marne van Opstal. Cinq femmes et cinq hommes qui permettent à la danse d’habiter de façon singulière l’espace du plateau et nos imaginaires. »
La saison danse s’ouvrira en septembre avec le célèbre Dance de Lucinda Childs et HØPE, une création signée Alessandro Sciarroni, qui introduit dans son propos le two-step, une danse country américaine, qui sera ici « déformée et transformée ». Puis, en novembre, deux ballets vont entrer en résonance : House de Sharon Eyal, créé en en 2011 pour la Batsheva Dance Company, et qui sera créé par le ballet de Lyon cet été aux Nuits de Fourvière, et Le Sacre du Printemps de Mats Ek, qui fera son entrée au répertoire.
En avril, à la Maison de la danse, le ballet va présenter The Grey Area de David Dawson et WE NEED SILENCE de Katerina Andreou. En mai, les chorégraphes néerlandais Imre et Marne van Opstal, frère et soeur, vont créer une pièce dans la continuité de leur travail sur les éléments – ici, il s’agira d’un volet sur l’eau. Au cours de la même soirée seront proposés Workwithinwork de Forsythe et La Nuit transfigurée de Anne Teresa De Keersmaeker.



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