Depuis 4 ans, le festival confit ! prend place à La Garance au mois de mai, la 4e édition se déroulera du 4 au 24 mai 2026. L’idée de Chloé Tournier, directrice de la Scène nationale de Cavaillon a fait son chemin, un réseau de plusieurs structures vient de se constituer autour de ces expériences artistico-culinaires.
Né à l’initiative de La Garance – Scène nationale de Cavaillon, le réseau Ça mijote réunit des structures culturelles – Scène nationale de l’Essonne, Le Channel – Scène nationale de Calais et le NEST – CDN Transfrontalier de Thionville-Grand Est – et des personnalités – Floriane Facchini, metteuse en scène, enquêteuse et artiste culinaire, Emilie Laystary, journaliste et autrice, et Emmanuel Perrodin, chef cuisinier nomade, autour d’une même envie : penser, capaciter et visibiliser les formes artistico-culinaires.
Ensemble, les membres du réseau entendent favoriser la réflexion, la diffusion et la légitimité de ces projets artistico-culinaires. Ils imaginent un espace de dialogue et de recherche, où se croisent pratiques, savoirs et expériences : quel impact a l’intégration de la matière culinaire sur un plan dramaturgique ? Quelles expériences sensitives, corporelles et relationnelles sont proposées aux spectateur·rices quand la réception d’une œuvre combine ingestion d’idées et de mets ? Quels nouveaux protocoles relationnels s’inventent à table ?
À travers des temps de partage, des rencontres professionnelles mais aussi des engagements en co-productions mutualisées, le réseau ambitionne de construire une culture commune autour de ces nouvelles esthétiques du sensible. Le théâtre comestible ne saurait être réduit à une proposition conviviale et joyeuse, il est expérientiel et engageant. Ça mijote affirme que le culinaire, parce qu’il convoque à la fois l’intime et le collectif, peut devenir un puissant levier d’empathie et de transformation sociale.
Pour capaciter les lieux, artistes et artisans culinaires, le réseau Ça mijote vise aussi à collecter et diffuser des bonnes pratiques pour mettre en place une boîte à outils sur les questions de production (modèles économiques hybrides et écosystème de partenariats) et diffusion (conditions techniques et sanitaires).
Le réseau s’appuie sur des collaborations déjà existantes autour de projets d’artistes tels que Floriane Facchini, Olivier Veillon, Abishek Thapar ou Hiba Najem, et ouvre la voie à de nouvelles coopérations entre structures culturelles, artistes, chercheur·ses et acteur·rices du territoire.



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