Le chorégraphe Moncef Zebiri a pris la direction du Centre Chorégraphique National de Rillieux-la-Pape en juillet 2025 après le départ de Yuval Pick . Son projet, baptisé Le BLOCK, se conçoit comme une fabrique de Flow où la danse et les pratiques urbaines deviennent moteurs d’inclusion, d’expression et de fierté des identités.
« L’accessibilité est au cœur de ce projet, avec la volonté de rendre la danse et la pratique artistique accessibles, quelles que soient les origines, les parcours ou les horizons » explique Moncef Zebiri qui conçoit Le BLOCK comme une « maison » ouverte aux habitant·es de Rillieux-la-Pape comme aux professionnel·les du champ chorégraphique et, au-delà, à tou·tes celles·eux qui vibrent pour la danse.
Le bâtiment du CCNR, qui a rouvert ses portes aux publics début 2025, après l’incendie criminel de 2017, accueille désormais Le BLOCK, associant cinq autres équipes artistiques : Compagnie Relevant, IAAL, La Fougue, Lignes urbaines et Les Alchimistes , qui participeront aux actions de sensibilisation et de formation déployées par le BLOCK. En plus de ces cinq artistes associé·es, le Centre chorégraphique ouvrira les portes de ses studios à sept équipes artistiques à partir de février 2026 : Suzanne Degennaro (CCNRB), Compagnie Dyptik, Salomé Mimouni (Osmoses Ardentes), Olivia Pierre Stone (Compagnie OPS), Supreme Legacy et Noé Chapsal (Les corps jetés).
« Je veux faire de Rillieux-la-Pape un lieu de convergence entre héritage et création, empreint des valeurs qui ont soutenu mon parcours professionnel : l’accessibilité, l’inclusion et le partage. Ces principes guident ma vision et nourrissent l’envie de créer des liens à travers la danse hip-hop et toutes les disciplines qui la traversent. »
Moncef Zebiri prévoit le développement d’événements festifs et populaires, mêlant projets amateurs et créations professionnelles. Il prépare actuellement la re-création de Joga Bonito.
Le BLOCK s’installera à l’Opéra national de Lyon le 21 mai 2026 pour commémorer l’histoire du hip-hop. Au programme : jam, conférence, battle international… Dans les années 80, le parvis de l’Opéra s’impose comme le lieu fondateur de la danse hip-hop. C’est là que des générations de danseur·euses se retrouvent pour pratiquer, improviser, échanger et, parfois, se défier. Cet espace public devient le symbole d’une culture née dehors, libre et partagée.



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